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C'est en effet très tard que le site a été occupé par l'armée romaine (deux siècles un quart après l'instauration d'un protectorat confié à Juba II, plus de cent cinquante ans après la transformation de la Maurétanie en province, près de 70 ans après l'occupation d'un certain nombre de villes dans la vallée du Chélif et vers l'ouest jusqu'à Auzia (Sour-el-Ghozlane, ex-Aumale).
Le site d'Aïn Grimidi, dont le nom antique n'est pas connu, est située à 4 km à l'ouest de Sidi Aïssa, sur la nova praetentura sévérienne. Les ruines antiques occupaient un plateau étroit, à 760 m d'altitude, qui commande les vallées supérieures, largement ouvertes, de l'oued el Ham et de l'oued Djenane, qui menaient l'une vers Rapidum, l'autre vers Auzia. La position permettait de surveiller tout le bassin occidental du Hodna. Le site surplombait en effet une large plaine alluvionnaire qui s'étend, sur plus de 12.000 hectares, à l'ouest et au sud du Djebel Naga ; elle est sillonnée en tous sens par les cours incertains et sinueux de l'oued el-Ham et son affluent l'oued Beddiab et parcourue par un réseau antique d'irrigation alimenté par un important barrage romain à Ced El-Kherza. Un centre agricole, dont les ruines étaient importantes au XIXe siècle, était établi en contrebas de Grimidi, à Guelali.
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